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Compétitivité et attractivité : une ambition commune

Dans un monde fortement concurrentiel, la compétitivité et l’attractivité d’une économie sont deux facteurs clés de réussite.

Pour un pays, être compétitif signifie améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants et leur procurer un haut niveau d’emploi et de protection sociale , ce qui met en relief le caractère transversal du sujet. Au plan microéconomique, la compétitivité des entreprises se traduit par celle des produits et des services qu’elle propose et repose sur plusieurs facteurs : prix, qualité, innovation et, in fine, capacité à se distinguer des autres.

Depuis de nombreuses années, la France souffre d’un problème structurel de compétitivité qui se traduit par un haut niveau de chômage, des déficits budgétaires et commerciaux très élevés et un niveau record de prélèvements obligatoires. Les entreprises françaises, moteur de la croissance et de l’emploi, affichent des taux de marge qui, d’un point de vue conjoncturel, sont au plus bas depuis une trentaine d’années et souffrent, d’un point de vue structurel, d’être très en deçà de la moyenne des autres pays européens.

L’attractivité se définit comme la capacité d’un pays à accueillir sur son territoire des investissements productifs porteurs de croissance et d’emplois. Malgré certains atouts (tels que le crédit d’impôt recherche et le prix de l’électricité), la France connaît, de ce point de vue également, un déficit d’attractivité qui tend à se creuser d’année en année.

Ces constats appellent des réponses fortes et rapides : sans marges des entreprises, il n’y aura ni investissement, ni redressement de l’emploi, ni croissance, ni réduction du déficit public.

La réponse aux défis de l’emploi et de la croissance ne peut éluder la question de la compétitivité-coût de notre économie. C’est la raison pour laquelle l’Afep propose une ambition commune qui se décline en trois axes :

  • la réduction des dépenses publiques par des réformes structurelles
  • l’allègement du coût du travail
  • la garantie d’un environnement fiscal attractif et prévisible

Les entreprises soutiennent clairement la trajectoire de consolidation budgétaire présentée par la France à ses partenaires européens, compte tenu du très haut niveau de l’endettement public et de la nécessité de conforter l’Euro dans son existence. Cette trajectoire doit impérativement s’appuyer sur des efforts durables et précisément documentés de réduction de la dépense publique, en agissant sur l’ensemble des leviers qui la composent (Sécurité sociale, Etat et collectivités locales).

En outre, le redémarrage de l’activité économique devra placer les entreprises au cœur de sa stratégie : il est ainsi impératif d’alléger les prélèvements obligatoires pesant sur elles, en veillant particulièrement à ceux pesant sur les facteurs de production et le financement de leur croissance. Pour être pleinement opérationnel, ce nouveau cadre devra également avoir pour objectif majeur d’être stable afin de donner la visibilité indispensable aux acteurs économiques.

Cette ambition commune s’inscrit dans le cadre de la stratégie globale en faveur de la compétitivité, dont le succès repose également sur l’innovation et la recherche, la politique énergétique, l’emploi et la formation.

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Télécharger la synthèse compétitivité et Attractivité 2012 France