La France a un problème spécifique
avec l’emploi des jeunes.

Le taux très élevé de chômage des jeunes (25,1% au T3 2016) est en grande partie lié au fait que les étudiants ne font pas partie de la population active, si bien que les non qualifiés sont surreprésentés chez les jeunes actifs.

Toutefois, si l’on regarde leur taux d’emploi (30%), on constate qu’il est 2 fois plus faible qu’au Danemark, 1,5 fois plus faible qu’au Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne. La faiblesse du taux d’emploi des jeunes en France s’explique autant par une moindre fréquence de travail chez les jeunes qui sont encore en étude que par un nombre très important de jeunes inoccupés.

Depuis 2008, ce sont essentiellement les jeunes sans diplôme qui ont vu leurs perspectives d’emploi se dégrader, avec une chute du taux d’emploi de 10 points à la sortie de l’école. Aujourd’hui 140.000 jeunes/an, soit près de 20% d’une classe d’âge, quittent le système éducatif sans diplôme ou qualification. Ces jeunes constituent l’essentiel des 1,9 millions de personnes entre 15 et 29 ans qui ne sont actuellement ni en éducation, ni en emploi ni en formation.

Dans ce contexte, les formations en alternance (apprentissage ou professionnalisation) constituent une réelle opportunité d’améliorer l’insertion dans l’emploi des jeunes : 6 mois après la fin de leur formation en CFA, 62% des jeunes sont en emploi. Pourtant les effectifs tendent à stagner, voire reculer depuis 2011 alors que la France consacre 3 fois plus de dépenses publiques par apprenti que l’Allemagne.